Grâçe à Isadora Duncan, la danse fait son entrée au théâtre de la Gaîté en mai 1909, année de la venue des Ballets Russes en France et des premières manifestations du cubisme de Picasso et Braque. C'est le premier grand succès public de la danseuse, qui s'exprime ainsi : "A chacune de mes représentations, le théâtre était bondé de l'élite du monde artistique et intellectuel. J'avais l'impression que j'étais bien près de réaliser mon rêve et que l'école que je voulais fonder était à porter de mains".
Parmi cette élite, Colette Willy, qui écrit à propos de la Duncan après une représentation à la Gaîté des Iphigénies : "Toute sa naïve personne exprime une compréhension très anglo-saxonne de la Grèce Antique, il faut bien le dire... Mais dès qu'elle danse, elle danse toute entière, de ses cheveux libres à ses durs talons nus. (...) Elle danserait jusqu'à mourir, sur ses pieds nus, merveilleusement muets".