Trois pièces composent ce spectacle condensé de deux heures, qui laissent les critiques à la fois séduits et perplexes :

"Si l'on représentait au Japon des versions condensées de Bérénice, de la Farce de Maître Pathelin et de Ruy Blas, le public échapperait-il à un sentiment d'insatisfaction? Or le rythme du temps étiré est d'une importance primordiale dans le Nô. Il faut laisser au spectateur européen la possibilité de pénétrer peu à peu dans ce monde totalement artificiel, intemporel, de se laisser absorber par l'insolite de ces grandes poupées vivantes aux gestes contenus, par la modulation des voix et de la musique. (…) A ce point de minutie et de perfection, le formalisme porte en lui-même sa fascination" écrit Colette Godard dans Le Monde.